Des familles de sans papiers menacées d’expulsion

Les associations se mobilisent et appellent 
le Préfet à intervenir

Ils sont installés dans le foyer abandonné appartenant à la SNCF de Perpignan depuis près de six ans et se sont pleinement investis dans la vie Perpignanaise. Une vingtaine de sans papiers, des familles arméniennes, géorgiennes et mongoles, des enfants, des femmes enceintes et des personnes âgées, sont sommés de quitter les lieux début septembre sous peine d’une exécution de l’injonction manu militari par le préfet si l’huissier le demande.

Dans ce lieu qui leur sert de refuge, ces familles ont construits ce qui ressemble à une vie avec le sourire, un espace de 3 m2 où règne une ambiance chaleureuse, du linge qui sèche, une télé posée sur un tabouret, un bric à broc à l’architecture de récupération, merveilleusement organisée, dans l’espoir d’obtenir une solution, en vain. Accompagné par les associations d’aides aux sans papiers, ces hommes et ces femmes se sont intégrés, Certains des enfants en âges d’être scolarisés vont à l’école et prépare leur rentrée à l’école primaire Rousseau et au collège Sévigné, dans l’insouciance du moment.

Les demandes de régularisation ne datent pas d’hier, ce n’est pas une première pour ces hommes et femmes depuis leur installation dans le squat. Cependant, malgré les promesses d’embauche et la scolarisation des enfants cela ne suffit pas à valider leur droit d’asile et de papiers. Certains d’entre eux sont même sous la menace d’une obligation de quitter le territoire français. Leur départ n’en est pas moins difficile, pour eux, comme pour les riverains avec qui de forts liens d’amitié ont été liés.

Une urgence sociale

Les associations, la LDH, La Cimade, Asti, RESF, le Mrap, la CGT, Solidaires, la FSU, le PCF, le NPA et EELV Pays Catalan lancent un appel au préfet. Pour les militants bénévoles « ces familles se trouvent dans une situation de grande vulnérabilité. » Toutefois, ils sont sans papiers, mais pas sans article puisqu’une circulaire d’admission exceptionnelle au séjour datant de novembre 2012 pourrait être appliquée car, la plupart d’entre elles sont en France depuis de nombreuses années. C’est dans cette perspective que les associations demandent au préfet d’être reçu pour envisager une solution au logement et à la régularisation.

 

 

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