Et ils vécurent heureux…

Divorce consumé entre Barcelone et Madrid

Dimanche 1er octobre, de Gérone à Barcelone en passant par Figueras, des milliers de Catalans ont voté pour un « État indépendant sous forme de République ». Le Oui l’a emporté à plus de 92 % selon l’exécutif catalan. « Les citoyens de Catalogne, nous avons gagné le droit d’avoir un État indépendant qui prenne la forme d’une République », a déclaré le président régional catalan Carles Puigdemont à l’issue de cette journée.

Une violence choquante !

Une lutte pour l’indépendance d’une Catalogne libre jugée illégale par la justice et que Madrid a tenté d’empêcher en utilisant la force. Les unités anti-émeutes envoyées par Mariano Rajoy ont chargés la foule massée autour des bureaux de vote. Des scènes d’une grave violence ont été diffusés et dénoncés sur les réseaux sociaux, des grenades assourdissantes, des balles en caoutchouc, des coups, des personnes âgées en sang et d’autres contraintes d’évacuer très violemment les bureaux de vote, alors que les citoyens Catalans souhaitaient simplement voter et défendre pacifiquement ce droit. Le nombre de blessés lors de ces heurts fait état de plus de 800 personnes. Voilà à quoi ressemble le visage de la démocratie aujourd’hui en Espagne.

En agressant son peuple, en privilégient la force contre ce référendum d’autodétermination le gouvernement espagnol a commis une erreur qui change radicalement les termes de ce conflit. Pour beaucoup de personne en Catalogne y compris les partisans du Non, ou bien dans d’autres régions en Espagne, il ne s’agit plus d’une question d’indépendance mais de liberté.

Des voix se lèvent

À travers la communauté internationale, le Premier ministre Belge Charles Michel a été le premier à condamner dimanche la violence qui a entaché le référendum. Le Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme Zeid Ra’ad Al Hussein épingle Madrid et demande a ce que les autorités espagnoles mènent des enquêtes complètes «Les interventions policières doivent être en tout temps proportionnées et nécessaires», a-t-il souligné. Pour Carles Puigdemont, une médiation internationale est indispensable dans la crise qui l’oppose à Madrid.

L’Europe a peur

Cette envie d’indépendance fait peur à l’Europe, blocage politique sur cette question. Il est sûr qu’aucun chef des pays européens ne veut prendre le risque à se positionner sur l’indépendance de la Catalogne au risque de voir des revendications dans d’autres régions de l’Union, même quand Madrid viole la liberté d’expression, menace des maires…

Dimanche, le quotidien El Pais assurait à la Une que la démocratie espagnole était « face à son plus grand défi » depuis la mort du dictateur Francisco Franco en 1975.

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