Accident à Millas : le bilan s’alourdit à 5 victimes

L’émotion

Vendredi 15 décembre, la préfecture des P.O. a fait savoir qu’un cinquième adolescent avait succombé à ses blessures. Quinze autres collégiens, âgés de 11 à 17 ans, ont été blessés. La conductrice du bus, âgée de 48 ans, a été blessée, ainsi que trois passagers du TER, dans l’accident qui s’est produit jeudi à 16h10 sur un passage à niveau près de Millas.

L’identification très difficile des victimes a été faite dans la nuit. Une identification rendue particulièrement complexe à cause du choc et de l’état de certaines victimes.

« C’est tellement affreux, je n’ai pas les mots, dire que c’est mon quotidien de passer sur cette route et ce passage à niveau. »

P1020957Le collège Christian Bourquin de Millas, où sont scolarisées les victimes de l’accident, a ouvert ses portes vendredi pour une journée de deuil, pour que les élèves puissent « libérer la parole » accueillis par une cellule médico-psychologique composée d’une soixantaine de personnes venues de toute la région.  « Directeur, médecins, la cellule mise en place est formidable malgré le choc terrible, mon fils a pu mettre des mots sur ce qu’il ressent, alors qu’hier il ne voulait pas en parler. »

Ils étaient une centaine, parents et enfants ce matin à venir témoigner leur émotion. « Je suis sous le choc, c’est difficile à accepter, le jour même ont été avec eux. » Nous confie Luna.

Chacun se met à la place des parents directement touchés par le drame :
« Ça aurait pu être la mienne. C’est très dur pour nos enfants, c’est très dur pour nous tous, on pense aux parents. »

La petite commune de Saint-Féliu-d’Avall, d’où sont originaires de nombreux élèves est elle aussi en deuil. Monsieur Casal, conseiller municipal, compati à la douleur des familles « ma petite fille était heureusement dans l’autre bus, c’est très douloureux, je n’ai pas de mots pour qualifier l’horreur. »

Une cellule psychologique a été mise en place dans le village.

DSC_0683Jean-Michel Blanquer s’est rendu au collège et à l’école des victimes. « Il est très important de se regrouper, que les enfants puissent parler, que les professeurs puissent échanger avec les élèves. Ce qui est arrivé nécessite d’avoir ce sentiment collectif de soutien », a déclaré le ministre de l’Éducation nationale.

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